Gabrielle Alexandre arrive à Motoco !

En ce début d’année 2026 plusieurs nouveaux/nouvelles résident.e.s arrivent à Motoco.

À travers ses installations Gabrielle nous embarque dans un voyage à travers des paysages. Un savant mélange entre ses origines et celles de contes et légendes. De sa Franche-Comté natale, elle puise une inspiration sans fin. Elle y trouve des histoires riches, transmises à travers les générations, parfois transformées par le temps, souvent magiques, toujours pleines de sens. Dans ses recherches, Gabrielle se concentre sur les aventures féministes, celles qui parlent de femmes puissantes, salvatrices et créatrices.

Des fictions qui ne cherchent pas à dénoncer mais bien à construire un nouveau récit. Une richesse qui nous nourrit, un guide pour nos propres histoires.

Ces fictions réparatrices sont nombreuses dans les légendes rurales, elles s’affranchissent des codes de la bourgeoisie citadine pour se créer une autre voie.

Une voie que Gabrielle s’empresse d’explorer pour mieux nous la partager.

Au début de son travail, ses aventures étaient composées de décors magiques et féériques. Petit à petit, différents personnages sont venus peupler ces univers. Des femmes, des fées, essentielles à leur environnement, essentielles à la vie. Certaines ont des pouvoirs magiques, toutes sont extraordinairement fortes et profondément humaines. Elles sont la raison de la vie, de la survie et de ce qui les entoure.

Gabrielle utilise le dessin, la sculpture, la vidéo, le papier mâché pour mettre en scène ses histoires. Les paysages changent, les personnages évoluent. Les poupées géantes qui habitent ses installations se transforment, elles vivent.

L’essentiel des créations de Gabrielle provient de matériaux domestiques. Elle crée avec ce qu’elle a, ce qu’on a toutes et tous. Des outils simples qui trouvent leur noblesse sous son regard.

Elle entreprend actuellement une recherche autour de la recette idéale de papier mâché pour trouver des nouvelles textures, des nouvelles utilisations.

À motoco, elle partage un atelier avec Clémence Bruno (dont nous vous parlerons prochainement). Après quelques années à Marseille, ce nouvel espace lui permet de prendre le temps nécessaire à l’expérimentation technique mais pas seulement. Elle en profite aussi pour se rapprocher physiquement de sa principale source d’inspiration, la Haute-Saône, sa Haute-Saône.

Actuellement Gabrielle expose à Aix-en-Provence au sein de la galerie Ars Longa aux côtés de Clémence Bruno et Sévérina Ianakieva.

 

 

 

Crédits photos :
« Bonnie » par Gabrielle Alexandre
Photo du film « Celles qui Restent », 2024, Antonin Vermot-Desroches
Sculptures par Gabrielle Alexandre
Photo du film « L’enfant à la Main Verte », 2025, Esteban Millet.