Clémence Bruno arrive à Motoco !

En ce début d’année 2026 plusieurs nouveaux/nouvelles résident.e.s arrivent à Motoco.

Quelle étrange chose que l’amitié !

Les sentiments amoureux sont documentés, étudiés, sculptés, dessinés, peints. Clémence Bruno concentre ses recherches sur d’autres relations que nous vivons toustes et qui pourtant, ne sont que très peu explorées, les relations amicales.

« Comment penser l’amitié ? » Une question centrale dans ses œuvres. Elle cherche a exprimer la puissance des liens que l’on choisit, des liens libres et consentis. Dans une époque où l’on tombe de moins en moins amoureux.ses, l’entraide et les pensées collectives se développent, de nouvelles formes de réflexions se créent et l’amitié devient un acte politique. La force morale et émotionnelle qui en découle nourrit les convictions.

Clémence se sert de ses propres expériences pour créer ses œuvres. Elle transpose les codes de la peinture de la Renaissance à des histoires actuelles. Elle restaure des souvenirs communs pour leur donner une valeur nouvelle enrichie de sa nostalgie. Des réflexions, des messages et des émotions qu’elle travaille en mettant en scène ses propres copaines. Des reproductions de la richesse simple d’un moment partagé, sans artifice. Certaines figures traversent ses œuvres jusqu’à l’accompagner dans tout son travail. À Motoco, elle partage son atelier avec Gabrielle Alexandre, une des figures récurrentes de son travail.

Pour chaque tableau, chaque personnage est méticuleusement placé dans un décor toujours domestique. Elle choisit les maisons et appartements de ses ami.e.s comme terrain de jeu pour ses personnages. Le « chez soi » comme symbole d’accueil au sein de sa propre intimité, une mise à nu.e signe d’une grande confiance.

Parfois, Clémence se concentre uniquement sur ces décors. Des natures mortes, pleines d’histoires. Elle y glisse subtilement des pointes d’humour, souvent destinées à ses proches.

Clémence peint à l’huile sur des toiles qu’elle tend elle-même. Elle prend le temps de se concentrer sur chaque tableau, de le laisser se développer. Elle consacre une attention exceptionnelle à chaque toile même si, certaines œuvres ne seront jamais terminées, elle le sait.

Dans sa quête d’expérimentation, Clémence suit les conseils de son ancien professeur, Alain Rivière. Elle cherche à maîtriser au maximum la confection de ses supports et de ses outils pour comprendre son processus de création et éviter toute déconvenue en cas de modification qu’elle n’aurait pas choisie.

Le travail de Clémence est actuellement visible à la galerie Ars Longa à Aix-en-Provence aux côtés de Gabrielle Alexandre et Sévérina Ianakieva pour l’exposition « Tu vas me manquer ».